Marktinzicht12 avril 20263 min de lecture

Plus de 330 000 joueurs néerlandais pratiquent le pay & play. Qu'est-ce que ça change pour les clubs ?

Près de 40 pour cent des joueurs de padel actifs jouent via des formats informels et flexibles. C'est un groupe en croissance que les clubs ne veulent pas perdre, mais qu'ils ne savent pas toujours comment garder engagé.

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Coen ReekersSlams.app

À côté de la compétition de club classique, il existe aux Pays-Bas un large groupe de joueurs de padel actifs d'une manière plus difficile à mesurer : via des sessions meet-and-play, des créneaux ouverts et des matchs improvisés entre amis. L'étude KNLTB/EY montre que plus de 333 000 joueurs utilisent ce type de format flexible.

Ils n'apparaissent dans aucun registre d'adhésion. Ils ne jouent pas de soirée de compétition fixe. Mais ils sont là, semaine après semaine, selon leur propre planning.

Qui sont ces joueurs ?

Une grande partie des joueurs de padel jouent moins de cinq fois par an. Ils sont enthousiastes à l'égard du sport, mais ne veulent pas ou ne peuvent pas s'engager dans une structure fixe. Un travail exigeant, une famille, un emploi du temps irrégulier. Le sport s'intègre dans leur vie, mais un créneau de compétition fixe ne s'y prête pas toujours.

Ce n'est pas un problème lié au sport, c'est simplement une réalité concernant ce public. Et c'est une réalité dont les clubs peuvent soit tirer parti, soit l'ignorer. Les clubs qui agissent en conséquence constatent que ça porte ses fruits.

Ce que les formats flexibles signifient pour les clubs

Une compétition à l'échelle convient parfaitement à ces joueurs. Non pas parce que c'est plus décontracté, mais parce que c'est compétitif selon leurs propres conditions. Les équipes jouent quand ça leur convient, dans le cadre des règles de la compétition. Il y a un classement, il y a un enjeu, mais il n'y a pas de mardi obligatoire.

Les clubs qui proposent une échelle en complément de leur compétition par groupes fixe touchent un public plus large. Des joueurs qui ne s'inscriraient pas à une compétition sur toute une saison s'inscrivent parfois à celle-ci. Ils s'impliquent, jouent plus souvent qu'ils ne l'auraient fait autrement, et deviennent au fil du temps des visages familiers.

Le risque de ne rien faire

Les clubs sans offre flexible passent à côté de joueurs motivés mais qui ne trouvent pas leur place dans la structure existante. Ces joueurs finissent par jouer ailleurs, ou arrêtent complètement. Ils ne sont pas perdus pour le sport, mais ils sont perdus pour le club.

Ce n'est pas une raison pour supprimer la compétition fixe. Elle a sa propre valeur, en particulier pour le noyau de membres engagés. Mais c'est une raison de vérifier s'il y a de la place pour une offre complémentaire, destinée à des personnes ayant des besoins différents.

Se lancer en pratique

Mettre en place une compétition à l'échelle ne doit pas forcément être compliqué. Une liste d'équipes, des règles sur qui peut défier qui, et un moyen de suivre les résultats. Ça fonctionne même avec un petit nombre de participants et ça grandit naturellement dès que les joueurs commencent à y prendre plaisir.

Ce qui est plus difficile, c'est le suivi. Qui a déjà défié qui ? Quel est le classement actuel ? Le tenir à la main fonctionne jusqu'à une certaine taille. Au-delà, il te faut quelque chose qui le fait pour toi, afin que le club consacre son temps au sport plutôt qu'à l'administratif.

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Coen Reekers, fondateur de Slams
Coen ReekersFondateur de Slams

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